Envie de projet #1, Google Glass

Ingénieur logiciel, chef de projet technique, consultant en stratégie numérique de l’ombre depuis plus de 10 ans je travaille constamment sur plusieurs projets en parallèle.
Expérimenté dans plusieurs domaines, je cherche à trouver des projets expérimentaux pour m’aguerrir sur des technos différentes.
Chaque semaine, je vous présenterai une nouvelle envie.

Pour cette première envie, je démarre par un sujet qui me tient particulièrement à coeur depuis un moment : les Google Glass.

Glass Explorer depuis de nombreux mois maintenant suite à ma rencontre fortuite avec Alain Regnier d’Altolabs à San Francisco j’ai pu tenter pas mal de choses, faire des protos, attendre impatiemment qu’elle arrive, cette satanée mise à jour, perdre au moins un appel d’offre contre l’omniprésent Niji (d’ailleurs si dans votre recrutement massif vous recherchez un consultant pluridisciplinaire à distance, je suis open !), recharger, assister à des conférences qui dépassaient rarement le stade de l’initiation, recharger, répété 794 fois « Recognize this » pour au final enregistrer une vidéo, recharger, et surtout constater que peu de monde comprenait vraiment quelque chose au potentiel des Google Glass : non ça me ne sert pas à voir les gens tous nus, non ça n’envoie pas les numéros de sécu et de carte bancaire des gens que je croise à Google, non ça n’est pas de la réalité augmentée comme l' »occulus drift » (une glissade dans un oeil de boeuf ?), non on ne refait pas complètement une app mobile pour les Google Glass, et non, ce n’est pas si Apple n’en fait pas que ça ne sert à rien.

Mais ça ouvre un tas de potentialités que les professionnels commencent à exploiter, y compris en France : que ça soit sur le principe de « voir avec les yeux d’un autre » (ce que Nurun a su intelligemment voir et proposer à YSL par exemple, ou comme le montrent les diverses expériences dans le domaine médical), ou pour permettre de donner accès à des informations contextuelles en laissant libres les mains de l’utilisateur (ce qu’avaient expérimenté très tôt Infomil et Leclerc Drive en équipant ses vendeurs, pour ne citer qu’eux), les expériences se multiplient et laissent entrevoir au grand public ces potentialités. Bon, plus récemment il y a eu des erreurs aussi (le choix de l’article a été guidé non seulement par le parti pris de l’auteur mais aussi par les commentaires, merveilleux).
Si on met de côté le côté cyborg et les craintes que ça engendre on ne peut que constater l’évidence : c’est l’aspect « embarqué » qui manquait à nos smartphones, et qui manquait d’autant plus à nos ordinateurs auparavant, qui fait la force du produit. Si aujourd’hui je suis adepte de smartwatches (j’en reparlerai très prochainement) c’est parce que la discrétion recherchée est dure à trouver avec les Google Glass – il faut bien le dire – mais l’utilité intrinsèque est la même.

GoogleGlass2Bref je suis convaincu, je sais ce que l’outil peut apporter et comment développer dessus : si vous voulez en savoir plus, si vous voulez proposer un service basé sur les Google Glass et recherchez un concepteur-développeur-artisan pour vous aider, contactez-moi !

PS : pour l’anecdote, quand en début d’année j’ai commandé des verres à ma vue pour mes Google Glass chez mon opticien, dans une petite ville de 35000 habitants à 500 km de Paris, je n’étais même pas le premier : j’habite à quelques kilomètre du village d’origine de Bernard Kress, dans l’équipe Google Glass de Google X.